ADMR

Aide à domicile en milieu rural

Dans le contexte particulier de transfert de compétences et de vieillissement de la population, une visite à l’ADMR (service d’aide à domicile en milieu rural) prend tout son sens pour les mandataires et candidats ECOLO de la province de Namur.

Au fil d’une présentation très riche et complète de la structure par Brigitte Piérard, administratrice déléguée, les enjeux et défis rencontrés par le secteur ont pu largement être débattus. La remise d’un mémorandum complète les informations reçues.

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L’ADMR emploie sur ses différentes antennes 1 659 travailleurs dont 98% de femmes. La demande de services est en constante croissance. Même si les aides familiales constituent la majorité du personnel (66%), les aides ménagères sont également nombreuses. Elles sont souvent en première ligne pour identifier des situations difficiles et passer parfois le relais vers des assistantes sociales ou des aides familiales. Leur rôle dépasse de loin la seule mission de nettoyage et il y a du sens à associer les deux métiers: aide familiale et aide ménagère. Dans ce contexte, l’organisation de réunion de concertation et la formation continuée permet une meilleure coordination de ces différentes actrices. la question des moyens en lien avec le transfert de compétences remet en question cet aspect pourtant important.

Le système des titres services, dans les premiers temps de son existence a permis une forte croissance de l’activité, sans que le coût n’en soit imputé à l’ADMR grâce aus subsidiations avantageuses. Mais, contrairement au secteur marchand dans lequel un important turn over est pratiqué, l’ADMR souhaite stabiliser l’emploi et donc garder les aides ménagères au-delà de la période prévue par le plan Activa.

Une particularité de l’ADMR est que ce service dispose dans certaines implantations (Bertrix par exemple) d’un centre de formation à destination des aides familiales. Cette formation de proximité organisée au sein même de l’entreprise et à destination d’un public plutôt défavorisé a tout son sens. Les aides familiales formées sur place trouvent ensuite plus facilement un emploi dans la structure. La pérennité du système est mis en cause faute de budget, l’affectation des moyens allant plutôt vers l’IFAPME.

Une équipe dynamique, un service qui a toute sa raison d’être et des craintes légitimes face aux enjeux qui attendent le secteur dans le double contexte des transferts de compétences et du vieillissement de la population.

Plus d’infos ? www.admr.be