Par ici l’espoir !

Ce WE, un sondage relatif aux intentions de votes pour les élections du 25 mai annonçait le PTB à 7,6 % et à le PP à 5,9 en Wallonie. Si l’on votait aujourd’hui, les votes aux deux extrêmes de notre paysage politique compteraient pour 13,5 % au sud du pays, un peu moins de 10 % à Bruxelles. ECOLO obtiendrait, quant à lui, autour de 10 % des suffrages dans les deux régions au lieu des 18 % atteints lors des dernières élections régionales en 2009.

Le PTB et le PP ont des valeurs fondamentalement différentes et les discours et engagements de leurs militants sont radicalement incompatibles. Ceci étant, les intentions de votes pour ces deux partis reflètent notamment un même rejet d’une certaine façon de faire de la politique. Rejet qui frappe de plein fouet ECOLO, souvent dépositaire du vote de protestation de citoyens en attente d’un changement profond, et non une simple pirouette d’alliance.

ECOLO perd-il cette capacité à être une figure de rupture, inventeur d’idées neuves ? Méritons-nous de ne plus susciter le même espoir ? ECOLO a-t-il perdu son âme ?

Notre programme, bientôt public, atteste au contraire d’une inventivité et d’une maturité dont nous pouvons être fiers. Et, sur tous les terrains, des militants écologistes recherchent en permanence la cohérence entre ce qu’ils sont et font et essayent de vivre concrètement la transition écologique de notre société.

Sommes-nous assez clairs sur le fond ?

Pas toujours, sans doute. Mais les questions et situations sont de plus en plus complexes et nous participons au pouvoir à certains niveaux et pas à d’autres. La diversité des votes écolos selon les assemblées à propos du pacte budgétaire européen est un exemple typique de communication irrémédiablement confuse. Les verts ont tout fait, pendant des années, pour empêcher aux niveaux européen et fédéral le vote de ce mauvais traité qui isole la dimension budgétaire des autres politiques. Sans succès ! Plutôt que de rester au balcon, nous avons alors décidé de peser sur les modalités de transposition du texte aux niveaux régionaux pour limiter tant que faire se peut les dégâts. Cette stratégie est-elle claire ? Non. Ce choix était-il pertinent et responsable ? Je le crois défendable.

Notre communication va devoir se faire plus incisive et combative alors que débute la campagne électorale. Pour rappeler et expliquer ce qui avance avec les verts, la différence, par exemple, entre le plan Qualiwatt, équitable et durable, mis en place par un ministre ECOLO pour développer le photovoltaïque, et le plan Solwatt, ingérable pour les finances publiques, lancé par un gouvernement où nous n’étions pas…

Pour décliner et illustrer positivement notre projet, de façon claire et en montrant comment il répond concrètement à l’accroissement indécent des inégalités et à la nécessite de réconciliation de notre mode de vie avec notre unique planète.

Notre enthousiasme ne suffit pas encore mais il doit être le carburant qui nous permettra de dépasser des rapports de forces souvent défavorables.

Il nous reste trois mois pour faire comprendre que l’espoir ne se trouve pas à la porte à côté : il est toujours ici, dans la verdeur des idées, des projets et des énergies …

J’y mets toute mon énergie !