Vers un monde désirable

Nous désirons vivre bien, mieux, être heureux, ensemble… Nous savons que le vieux monde doit muter et qu’un nouveau doit sortir de sa chrysalide. Nous voulons contribuer à cette évolution à cette transition et le faisons déjà en inventant tous les jours ce nouveau monde !

En Europe et en Belgique, nous vivons généralement dans de bonnes conditions. Par comparaison à la plupart des autres régions de la planète et à la plupart des époques, nous sommes très privilégiés. Pourtant … Pourtant, le bonheurn’est pas toujours au rendez-vous et nous semblons scier la branche de demain sur laquelle nous sommes assis.

 Oui, il s’agit du bonheur

Le bonheur est parfois considéré comme un gros mot dans le débat public. Il relèverait de l’intimité, et non du collectif. S’y intéresser serait faire intrusion dans notre sphère privée.  Nous pensons au contraire que c’est un sujet central et que le bien-être fait partie des questions essentielles de la politique.

La source d’inspiration pourrait en ce sens aujourd’hui venir des progressistes d’Amériques du Sud qui développent le concept de « Bien vivir » ou du Bouthan qui bâtit sa stratégie de développement sur le concept de « Bonheur national » (dont rend compte Isabelle Cassiers sur son blog)

D’abord, parce que la politique est l’art de vivre ensemble. Nous avons tous le souhait de vivre bien, heureux. La politique est donc, entre autres, l’art d’harmoniser des espérances individuelles.

Ensuite, parce que le bien-être de chacun dépend du contexte dans lequel il vit et du bien-être des autres.

En Europe, la richesse n’a cessé de croître depuis des décennies. Mais les enquêtes indiquent que nous sommes de moins en moins satisfaits de nos vies. Les analyses de ce paradoxe montrent qu’il faut se méfier des conclusions hâtives. Ainsi, la satisfaction individuelle est bien liée positivement à la richesse. Mais elle est liée négativement au chômage, à la solitude, au sentiment d’insécurité , à la dégradation de la qualité de l’environnement… Ces derniers facteurs n’ont cessé de croître et ils ont plus que contrebalancé les effets positifs de la croissance.

En nous focalisant sur la croissance économique nous avons donc raté quelque chose collectivement et individuellement. Il s’agit donc de revenir à l’essentiel, de nous remettre à rêver d’un autre chemin et de nous donner les moyens de le trouver.

Non, ne détruisons pas l’avenir

Les risques que nos comportements et nos choix font peser sur les générations futures sont de plus en plus souvent évoqués et la prise de conscience toujours plus large et profonde.

Mais, dans les faits, cela ne suffit pas. Nous sommes toujours en train de détruire les conditions de vie de nos enfants et petits-enfants. C’est vrai en matière d’environnement. C’est également vrai pour la capacité des Étas à assumer leurs rôles de régulation et de gestion des biens communs.

 Une empreinte écologique trop lourde

Chaque année, l’humanité consomme plus que ce que la nature produit : une fois et demi à l’échelle du globe, près de 3 fois en Belgique. Notre empreinte écologique est excessive, insoutenable. La logique de croissance de la production et de la consommation de biens matériaux est intenable et même suicidaire dans la durée. La raréfaction des ressources et les déséquilibres des écosystèmes entraîneront des conflits de plus en plus nombreux et une dégradation profonde des conditions de vie pour l’espèce humaine.

L’État en sursis

Après quelques décennies de croissance exceptionnelle au regard de l’histoire, nous avons développé en Europe des structures publiques et un système d’Etat providence précieux. Mais en Belgique, la dette l’État est aujourd’hui supérieure à toute la richesse produite en un an et le déficit public reste de l’ordre de 3 %.

Des efforts important d’assainissement des finances publiques ont été accomplis. Mais la charge de la dette enrichit les banquiers tout en plombant la capacité des pouvoirs publics à garantir la qualité des services publics, et à investir dans le transition écologique de la société. Par ailleurs, la contribution des revenus du capital a proportionnellement régressé par rapport à la contribution des revenus du travail. Une injustice en plus d’une incurie.

Inventer une nouvelle façon de vivre

Dans ce contexte, et face à ces défis, nous croyons qu’il faut repenser et modifier la façon de vivre qui a été la nôtre depuis des décennies, inventer et mettre en oeuvre une véritable transition écologique de notre société.

Pour organiser une transition écologique, nous devons nous interroger avec un regard neuf sur notre quotidien : notre façon de manger, de nous déplacer, de nous soigner, d’organiser notre vie communautaire et politique, … Nous devons nous demander si chacune de nos pratiques est tenable dans la durée et si elle serait généralisable à l’échelle de l’humanité. Si ce n’est pas le cas, nous devons chercher, et trouver, des alternatives moins gourmandes en ressources naturelles et collectives.

Les alternatives ne pourront se trouver que si nous parvenons à réfléchir autrement, en termes qualitatifs plutôt que quantitatifs, en cherchant à mieux-vivre et non à dépenser plus. Nous devons rompre avec la société de consommation, repenser les services, les outils et même les objets dans une dimension plus collective et de partage. Cela nécessite un profond changement d’état d’esprit.

La transition écologique va nécessairement de pair avec une transition culturelle, une mutation radicale de nos valeurs et de notre imaginaire.

La transition a déjà commencé…

Nous sommes des dizaines de milliers en Belgique, des millions de par le monde à avoir déjà choisi de vivre plus sobrement, plus lentement, en faisant le pari de la coopération plutôt que de la compétition, du silence plutôt que du bruit, de la proximité plutôt que de la course au kilomètre, du rail plutôt que de l’auto, du panier bio venant de la ferme plutôt que de caddy ventru de la grande surface….

Il suffit, pour s’en convaincre, de jeter un coup d’œil aux témoignages repris sur ce site ou ailleurs, au réseau des villes en transition, à la foule d’initiatives qui fleurissent dans les villes et les campagnes.

Et ce n’est qu’un début …

Allons-y !

 


One Response to Vers un monde désirable

  1. Obez Marc dit :

    Un nouveau monde… j’ai la possibilité d’y contribuer en développant le 1er marché publicitaire « Low Cost » au niveau national grâce à mon réseau social actuel qui compte plus de 11.000 membres sur la province de Liège actuellement. Notre concept aidera fortement les petits (et moyens) commerces de proximité tout en fédérant un maximum de membres (clients potentiels de ces commerces). Connaitriez-vous un partenaire financier ou sponsor potentiel susceptible de nous aider dans ce projet ambitieux et, qui sait, « révolutionnaire » ? Peut-être serez-vous de la partie vu que vous êtes « disponible » ! Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas… Nos bureaux sont à Ampsin près de Huy. Bien à vous et j’espère à très bientôt !

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