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Les murs de Dinant

Un film de André Dartevelle que j’ai eu la chance de voir ce samedi dans une salle pleine à craquer. Une plongée émouvante dans la mémoire.

Des hommes et des femmes racontent comment, souvent à leur insu, les massacres d’août 1914 à Dinant dont ont été victimes leurs grands-parents et arrière-grands-parens ont marqué leurs propres existences.

Les souffrances indiscibles transmises, souvent sans mots, d’une génération à l’autre; des culpabilités inconscientes qui rôdent comme des fantômes; des cauchemards qui trouvent un jour leur source et s’y apaisent…

Les murs de Dinant n’ont pas oublié la barbarie d’août 1914 et, même si les mémoires vives des habitants n’ont plus toujours les mots pour se souvenir, si des ados confondent soldats allemands et romains… les coeurs ici saignent encore.

Pardonner, oublier, réconcilier… le drapeau allemand qui flotte sur le pont traversant la Meuse est le signe d’un temps nouveau, d’une époque autre qui voit les descendants des bourreaux et des victimes construire ensemble un projet européen. Mais le pardon véritable, celui qui permet d’extirper la haine et de cheminer en paix est au bout du chemin intime de chacun.


Trois journées d’août 1914 est un film de André Dartevelle en deux volets sur la mémoire des massacres de civils du début de la Grande Guerre en Belgique.

Plus d’information : ici. 

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Et le reportage réalisé par Matélé.