Patrick Dupriez

Patrick Dupriez
Ciney – régionale de Dinant-Philippeville – 46 ans
Compagnon de Florence, papa de Lise et Charline.
Ingénieur agronome des Eaux et forêts
Parcours professionnel dans la coopération au développement, l’éducation à l’environnement et la formation
d’adulte avant de devenir échevin à Ciney puis parlementaire régional et président du parlement wallon.

Après avoir passé une partie de mon enfance en Afrique, j’ai poursuivi ma scolarité dans le Brabant wallon,
avant d’accomplir des études d’ingénieur agronome complétées par une candidature en géographie et une
formation en philosophie. C’est au Chili que j’ai réalisé mon travail de fin d’étude avec la volonté de mettre la
transdisciplinarité au service du développement des communautés Mapuches de l’île de Chiloé.

Après mes études, j’intègre l’ONG Diobass pour un travail de valorisation de la recherche paysanne en
Afrique. J’ai ensuite dirigé pendant sept ans le Service éducation à l’environnement de la Province de Namur
(Classes de Forêt de Chevetogne et Classes de Patrimoine de Namur). A côté d’un travail de mise en réseau
d’expériences pédagogiques dans le domaine de l’Éducation à l’environnement, j’ai mis en oeuvre le premier
marché public en matière d’alimentation durable en Wallonie, intégrant les dimensions saveur, santé,
environnement et social.

Engagé tout jeune avec Greenpeace, Amnesty, 11.11.11 et dans le mouvement étudiant, j’ai participé à la
création des cours « Métis », qui insufflèrent à l’UCL une dynamique de croisements entre cultures différentes
au sein des programmes académiques. J’ai également contribué à lancer l’aventure des « cafés politiques » au
début des années 90.

Déjà marqué par plusieurs voyages dans les pays du Sud, j’ai eu le privilège de représenter les Verts belges au
« Sommet de la Terre » de Rio en 1992. Cette participation marquera ma véritable entrée au sein d’Ecolo, dont
j’avais rejoint les rangs dès l’âge de 17 ans.

J’ai emprunté depuis de nombreux chemins de militance au sein du parti, à Nivelles, Genappe, Etterbeek,
Ciney ; secrétaire local et régional, responsable de commission… C’est mon engagement bénévole de plusieurs
années dans la formation et l’animation interne qui m’a amené en 2002 à rejoindre professionnellement Etopia
comme responsable de la formation et des Rencontres Ecologiques d’été.

En 2006, je suis devenu échevin à Ciney (en charge de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire, du
logement, de l’énergie, de la mobilité, de la jeunesse, de la solidarité internationale et du plan de cohésion
sociale), en 2009 député régional et en 2012 président du Parlement wallon.

Comme parlementaire je me suis particulièrement occupé des matières relatives à l’agriculture, la biodiversité,
les travaux publics, les pollutions électromagnétiques, la petite enfance, la promotion de la santé et les
relations internationales.
« Mon » écologie est pragmatique : j’aime le concret du premier pas, celui que l’on fait avec les gens tels qu’ils
sont, là où ils sont aujourd’hui, celui de nos actes quotidiens, de nos entreprises, de nos mobilisations
collectives et des décisions démocratiques.
Elle est ancrée dans l’adage « mieux vaut prévenir que guérir » et la conviction qu’il est nécessaire de remonter
à la source pour comprendre et améliorer ce qui nous irrigue.
Elle est aussi résolument progressiste. L’immersion dans les luttes du Mouvement des sans terre au Brésil m’a
physiquement fait comprendre combien les progrès sociaux et la justice résultent nécessairement des
mobilisations collectives des hommes et des femmes contre les pouvoirs politiques, économiques ou culturels
qui les oppriment.
Mon écologie, enfin, est enthousiaste. Parce que partout des initiatives concrètes naissent et se développent
qui inventent concrètement une transition nourrie des valeurs de coopération, de convivialité, de créativité….

Le bien-être de demain est dans le ventre d’aujourd’hui.


La fiche biographique réalisée par l’Institut Destrée.
« Citoyen du monde et de son village », mon portrait rédigé par Colette Braeckman


One Response to Patrick Dupriez

  1. Marlier Marc dit :

    Bonjour Monsieur Dupriez,

    Je sais que la Commission européenne est en train de négocier le TTIP, Traité transatlantique de libre-échange avec les Etats-Unis. Je sais aussi que les négociations avec le Canada (CETA) pour le même type de traité sont terminées et que la question de sa signature est sur la table. J’ai par ailleurs appris que le Parlement européen avait soumis un certain nombre de remarques ce 8 juillet (lignes rouges à ne pas dépasser), mais autorise néanmoins la poursuite des négociations.

    Je me suis particulièrement documenté sur ce sujet et désire vous faire part de ma ferme opposition à la signature de ces traités pour les raisons suivantes :

    Je m’interroge sur l’utilité même de ces traités et sur leur prétendu impact positif sur l’activité économique et la création de richesse et d’emplois. Les études en la matière sont très controversées. Il apparaît en tout cas que seules les grosses multinationales seront réellement avantagées par la signature de ces traités.

    Je ne peux accepter que des tribunaux privés (ISDS) prennent le pas sur la justice des Etats dans le cadre de la protection des investissements. Il y va de la préservation de la notion d’Etat de droit et de Démocratie.

    Je suis par ailleurs très inquiet de la volonté affichée par les négociateurs d’abaisser à tout prix les barrières réglementant le commerce international. Si l’abaissement de barrières douanières ou de certaines règlementations techniques ne sont pas un problème, il n’en va pas de même pour celles touchant à la protection du citoyen. Les normes européennes, tant en matière sociale et environnementale qu’en matière de santé et de consommation sont le plus souvent fondées et nécessaires. Le nivellement par le bas de ces normes ne peut que diminuer la qualité de vie du citoyen européen.

    Je sais par ailleurs, qu’après consultation des entités fédérées (Ministres-Présidents), le gouvernement fédéral devra prendre une position de principe lors d’un Conseil des ministres européens. Par la suite, si le TTIP est considéré comme un traité mixte, les Parlements des Etats devront eux-aussi se positionner (en Belgique, tant le fédéral que les entités fédérées). Je compte fermement que vous défendiez nos intérêts en refusant ces traités dans leur état actuel. Je serai particulièrement attentif au comportement de chacune des formations politiques et de chacun des parlementaires dans ce dossier.

    Marlier marc. Citoyen européen de Jemappes.

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