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Rebaptisons l’Afsca

Par Serge Peereboom

Rebatpisons l’AFSCA : Agence de Fonctionnaires à la Solde du Capital Agro-alimentaire !

« Changer la direction de ce système alimentaire dysfonctionnel ne sera possible qu’à travers une réorientation complète des politiques et pratiques agricoles et alimentaires. Il est indispensable de repenser le système alimentaire en le basant sur les principes de la Souveraineté Alimentaire, en particulier en Europe, et ce dès maintenant. 

C’est pourquoi, du 16 au 21 août 2011, un forum a réuni à Krems (Autriche) plus de 400 personnes de 34 pays du continent européen, de l’Atlantique à l’Oural et au Caucase, de l’Arctique à la Méditerranée – ainsi que des invité(e)s internationaux(ales) – représentant divers mouvements sociaux et organisations de la société civile, pour faire un pas supplémentaire dans le mouvement européen pour la Souveraineté Alimentaire. Nous construisons sur les fondations de Nyeleni 2007, dont la déclaration a de nouveau affirmé le cadre de la Souveraineté Alimentaire au niveau international, à savoir – le droit des peuples à déterminer de façon démocratique leurs propres systèmes alimentaires et agricoles, dans le respect des humains et de l’environnement » (1).

Il s’agit donc bien de se réapproprier le droit de choisir la qualité de notre alimentation, ce qui est bon pour notre santé !

Paysan(ne)s et citoyen(ne)s, ensemble, nous devons refuser les contrôles abusifs et inappropriés de l’AFSCA !

Rebaptisons l’Agence

L’AFSCA : Agence de Fonctionnaires à la Solde du Capital Agro-alimentaire ! Parce qu’elle n’agit pas là où elle devrait agir. Mais sans doute qu’il y a trop d’intérêts en jeu… et des chiffres d’affaires colossaux ! Nous n’avons plus le choix, il faut désobéir ! On se moque de nous ! On entend dire qu’il faut arroser les légumes avec de l’eau potable (et quelle eau potable ?) ou mettre des clôtures autour de toutes les surfaces maraîchères pour éviter les problèmes de contamination par les renards (et les oiseaux alors ?)…

Alors fiction ou réalité ? Toujours est-il que les contrôleurs débarquent !

« Créée dans la foulée des crises alimentaires, l’AFSCA déroge à sa mission en s’attaquant aux petits artisans : les risques sanitaires se situent beaucoup moins dans les pratiques paysannes que dans un mode de production déconnecté des lois de la nature » (2).

La désobéissance civile, un droit et un devoir !

« Le philosophe Thierry Paquot, dans Le Monde diplomatique, ne fait pas seulement poser la question mais l’affirme sans hésiter : (…) Par quel aveuglement les « politiques » s’obstinent-ils à ne pas reconnaître l’obsolescence d’une loi, son décalage avec des conditions inédites jusque-là, sa violence perpétrée au nom d’un Etat désincarné? Le droit au désaccord et la désobéissance civile sont alors, pour tout individu doté d’une conscience, un devoir »(3).

Nous sommes tentés de penser que les fonctionnaires de l’AFSCA font leur métier en voulant protéger la santé du consommateur. Mais alors, comme dit le cancérologue Dominique Belpomme, ON SE TROMPE DE CIBLE : « Dans ce genre d’affaire, on se trompe de cible. Les risques majeurs de contaminations microbiennes sont surtout le fait de processus de production industrielle, notamment les élevages intensifs. Ces 20 dernières années, on a observé 30 maladies émergentes qui, dans la quasi-totalité des cas, se sont avérées être des zoonoses prenant leur source dans des élevages intensifs où les animaux sont soumis à des conditions de promiscuité antinaturelles. L’action lente des pesticides cancérigènes et l’apparition de nouveaux virus qui franchissent la barrière des espèces, c’est autrement plus grave que quelques intoxications aigues épisodiques. Pour le Pr. Belpomme, il ne faut pas craindre de privilégier les produits fermiers dans son alimentation. « Au contraire, le circuit court et le contact direct avec le producteur offrent à mes yeux de meilleures garanties de sécurité sanitaire » (4).

« 75% des cancers, soit la totalité de ceux qui ne sont pas imputables au tabagisme, sont liés à la dégradation de notre environnement. (…) Et ce qui est clair, c’est que la pollution chimique apporte le plus gros pourcentage de facteurs mutagènes, lesquels sont les véritables « starters » du cancer. (…) Il y a trois voies de contamination par les polluants mutagènes. Les deux principales sont la respiration et l’alimentation. La troisième est la peau car de plus en plus de substances douteuses sont utilisées par l’industrie cosmétique. (…) En matière alimentaire, il y a la pollution par les nitrates (qui se transforment en nitrosamines cancérigènes dans l’intestin), celle par les dioxines (surtout à proximité des incinérateurs), celles de certains additifs (quatre colorants benzoïques sont encore tolérés alors qu’ils sont mutagènes) et bien sûr celle par les pesticides. Pour le seul marché européen, cette catégorie de produits représente pas moins de 600 molécules dont les effets ont été peu étudiés. Mais ce qu’on en sait n’incite guère à l’optimisme. Certains pesticides provoquent indiscutablement des cancers du testicule, d’autres entraînent sans doute des lymphomes et il y a même un lien probable avec le cancer de la prostate et celui du sein »(5).

On se trompe de cible

Les grandes crises agro-sanitaires des dernières décennies ne révèlent pas des problèmes d’ordre hygiénique. La maladie de la vache folle, la peste porcine, la grippe aviaire… seuls les empoisonnements alimentaires liés au mode d’élevage et de perturbation de la chaîne alimentaire sont d’actualité.

Quant aux intoxications alimentaires, elles ne sont pas exemptes du mode d’élevage industriel: Salmonelle, Escherichia coli, Listeria… Contrairement aux croyances, ces bactéries sont bien plus présentes dans les élevages intensifs que ce que les médias nous laissent croire. De nombreuses études en témoignent (6).

La réaction habituelle est d’y répondre à coup d’antibiotiques ce qui n’est pas sans conséquences : « D’une part, les bactéries développent de plus en plus de résistances aux traitements antibiotiques habituels (…). D’autre part, apparaissent de nouvelles maladies infectieuses, qualifiées d’ « émergentes », aussi bien chez l’homme que chez l’animal. (…) Les plus connues sont le SIDA, la fièvre hémorragique Ebola et l’encéphalopathie spongiforme bovine, responsable, chez l’homme, de la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob » (7).

L’Organisation Mondiale de la Santé elle-même reconnaît la place de l’industrie de l’élevage dans l’escalade des résistances : « L’émergence de salmonelles pharmacorésistantes répond à l’utilisation d’antimicrobiens chez les animaux d’élevage » (8). 

Marcel Roberfroid, professeur d’université émérite et chercheur toxicologue s’est longuement penché sur les microbes naturellement présents et oh combien utiles : « Ceux-ci, par centaine de milliers de milliards, peuplent le gros intestin des mammifères, l’homme compris, participant activement à leur physiologie normale. Des microbes analogues peuplent aussi l’humus des sols vivants préservés des traitements aux pesticides et aux engrais » (9). Selon lui, cette population microbienne «bénéfique » et « indispensable à la vie » doit absolument être préservée afin qu’elle prévienne naturellement la colonisation par les microbes potentiellement pathogènes. « Dans ce contexte, l’exigence de laver les légumes/fruits avant leur mise en vente par des producteurs maraîchers paraît excessive surtout quand la vente se fait dans des circuits courts directement aux consommateurs (donc avec peu, voire pas de stockage, ni de transport long). Dès les premières étapes de la production, les maraîchers se font un devoir de respecter les équilibres de la nature, le meilleur garant d’une alimentation saine et de qualité et, en particulier, le meilleur garant d’une qualité microbiologique. Même s’il y a eu l’épisode E. Coli dont l’origine a été attribuée aux graines germées (…!), il faut rappeler que les épisodes majeurs d’intoxication alimentaire y compris d’origine microbienne trouvent généralement leur origine dans les pratiques industrielles (y compris en restauration) et pas artisanales.

Au moment d’élaborer des règles, il est en effet impératif de reconnaître les différences dans les pratiques maraîchères et de les adapter aux situations plutôt que d’imposer celles que justifie une pratique particulière fut-elle dominante » (10).

Les additifs alimentaires ne sont pas en reste : « 95 % de l’humanité mange moins de quarante espèces animales et végétales. Par contre cette société nous fait absorber, à travers l’alimentation industrielle, plus de 5000 molécules chimiques d’additifs alimentaires (…) Les cancers n’ont pas fini d’enrichir les hôpitaux » (11).

D’autres dangers nous guettent

D’autres dangers nous guettent : la nanotechnologie se répand de manière insidieuse dans notre vie sans que nous n’en connaissions les dangers réels. Ces substances pénètrent facilement dans l’organisme et peuvent déclencher des réactions néfastes. Les travailleurs exposés aux nanoparticules ne bénéficient d’aucune règlementation. Certaines de ces particules, même à de très faibles doses, sont toxiques pour les cellules du foie humain. Et malgré ces données:«Des nanoparticules sont largement utilisées pour améliorer les performances de produits de consommation ou d’équipement qui nous sont familiers : lecteurs de DVD, véhicules automobiles, raquettes de tennis mais aussi… produits cométiques et d’hygiène corporelle » (12).

Et que font les autorités sanitaires ? Rien ! « Le Parlement européen préconise bien d’étudier les effets des nanoparticules peu solubles et difficilement dégradables avant qu’elles ne soient produites et commercialisées mais feint d’ignorer le fait accompli actuel » (13).

L’empoisonnement lent mais sûr au travers de nos ingestions quotidiennes continue notamment via les pesticides. Ils agissent à très faible dose. Une des tranches de la population la plus touchée est celle des agriculteurs. Le nombre de traitements répandus sur leurs cultures se chiffre à plus de huit pour le blé tendre, six sur la plupart des autres cultures et pouvant dépasser trente pulvérisations sur les vergers. « Dans ces conditions, il n’est guère étonnant de constater une forte augmentation des cancers chez les agriculteurs, notamment des cancers du cerveau et des testicules » (14).

Mais les agriculteurs ne sont pas les seuls à profiter des bienfaits de ces merveilles vu que seuls cinq pour cent des produits pulvérisés atteignent les cultures visées, le reste se dispersant dans l’atmosphère !

Histoire d’eau

L’AFSCA en serait bientôt à l’exigence d’arroser les cultures avec de l’eau potable. Mais qu’entend-on par eau potable ? Celle qui sort de nos robinets et que nos autorités sanitaires nous conseillent de boire ? Selon le dictionnaire, la définition de l’eau potable serait : une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé (15). Or, l’eau de distribution provient essentiellement des eaux usées. Même aux Etats-Unis, près d’un million de personnes souffrent chaque année de maladies gastro-intestinales pour avoir absorbé de l’eau potable contaminée (16). Sans oublier les fertilisants et pesticides artificiels, les produits pétrochimiques, le chlore, les métaux lourds, les produits pharmaceutiques, les matières radioactives, le fluorure ainsi que toutes les conséquences que ce cocktail engendre…. A votre santé !

La liste n’est malheureusement pas terminée. Nous pourrions nous pencher sur les effets des OGM, sur l’irradiation des aliments…

Le problème se situe donc ailleurs !

« Pendant l’année 1997, en Belgique 21 personnes sont mortes suite à une infection à Salmonella (…). Les personnes mortes étaient le plus souvent des personnes âgées de plus de 65 ans : 19 des 21 décès, dont 11 de plus de 80 ans. » (17). Apportons à ces chiffres des informations qui datent de la même époque : « En 2005, un total de 57185 nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués en Belgique »18. Si l’on se rappelle les chiffres du professeur Belpomme cité plus haut qui nous parlait de 75% des cancers liés à l’environnement, cela nous fait un total de 42889 nouveaux cas de cancers liés à l’empoisonnement lent mais sûr et quotidien ! Allez Mesdames et Messieurs de L’AFSCA, continuez à chasser la vilaine Salmonella !

S’attaquer aux vrais problèmes

Quand va-t-on réellement s’attaquer aux vrais problèmes ? Et de quel droit se mêle-t-on de notre santé alors que nous sommes délibérément et gravement contaminés ? De qui se moque-t-on? Quand va-t-on soutenir réellement l’agriculture paysanne, quand va-t-on arrêter de lui mettre des bâtons dans les roues ?

Nous pourrions peut-être alors redonner le vrai nom à l’AFSCA, si l’Agence Fédérale de Sécurité de la Chaîne Alimentaire contrôlait vraiment l’industrie agro-alimentaire ainsi que les véritables causes d’empoisonnement. Et qu’elle ne se cache pas derrière une soi dite « hors compétence ». Il serait trop tentant de croire qu’il s’agit plutôt d’une incompétence dirigée… pour continuer à faire disparaître les paysans. En Belgique, nous sommes arrivés à moins de 2 % de travailleurs agricoles seulement de la population active ! En 2005, 95.009 personnes sont occupées dans l’agriculture, (…), soit 2,05 % de la population active. En 1950, il y avait encore 539.000 personnes, ce qui représentait 14% de la population active (19).

N’est-ce pas la poursuite de l’élimination du secteur agricole, qui, selon le rapport Armand-Rueff en 1960 : « est un obstacle à l’expansion économique » (20) ? Alors, assiste-t-on à une nouvelle chasse aux sorcières qui cache des raisons obscures ? 

« Alors qu’il a fallu des milliers d’années pour passer du chasseur-cueilleur au nomade puis au paysan, il n’aura fallu qu’un demi-siècle pour passer du paysan à l’exploitant agricole. Ce passage rapide s’est fait en deux étapes. La première, l’exode rural a vidé les campagnes au profit des villes industrielles et les paysans sont devenus ouvriers. Ils ont quitté leur pauvreté pour la misère. La deuxième étape a été celle de l’après-guerre où l’on a fait entrer l’agriculture dans le modèle productiviste industriel en lui faisant appliquer la sacro- sainte règle du profit qui consiste à exploiter au lieu de gérer. Cette transformation de l’agriculture s’est donc d’abord faite en transformant le paysan en ouvrier puis l’agriculture en industrie.

Dans le pays le plus paysan d’Europe, la France, ces deux étapes ont fortement coïncidé avec les deux guerres mondiales. Lors de la première, l’exode rural a été brutalement stimulé par le massacre des paysans au champ « d’horreur». Cette première guerre fut en quelque sorte la consécration de la victoire de l’industrie sur la campagne. Lors de la seconde, avec le marché noir, les paysans qui vivaient jusqu’alors en marge de la société ont découvert l’argent et le profit. Ils cessèrent alors de cultiver la terre en bon père de famille et devinrent des exploitants agricoles » (21).

Si ce n’est pas un choix délibéré, que l’AFSCA nous laisse alors notre droit citoyen et paysan de produire et de nous nourrir librement du contenu d’une assiette bonne, propre et juste. Selon nos choix de production et d’alimentation !

Tant bien que mal, bien évidemment, dans un environnement déjà tellement pollué. Raison de plus pour s’en prendre aux véritables causes. Après tout, la liberté revient à chacun de prendre ses responsabilités. Pourquoi toujours prendre les citoyens pour des imbéciles ?

Une meilleure réglementation ne suffit pas

« Une meilleure réglementation ne suffit pas. Il faut aussi assurer une transition vers une agriculture écologique et à plus petite échelle » (22) comme le souligne Olivier De Schutter, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation.

Monsieur le Rapporteur spécial des Nations Unies, nous lançons ici un appel désespéré pour que votre bon sens arrive à convaincre les politiciens qu’il faut agir dans ce sens : le développement d’une agriculture écologique à petite échelle !

Parce que l’agriculture industrielle est dans une folle et dangereuse impasse, tant au niveau sanitaire, écologique que humaine !

« Il ne suffit pas de savoir, il faut aussi vouloir »

Vouloir le changement. Et si notre avis ne compte plus, il faut désobéir et se regrouper pour cultiver notre liberté. Citoyennes et citoyens, paysannes et paysans.

Serge Peereboom, paysan maraîcher & Natascha Köchli, de la ferme Arc en Ciel

Avec l’aimable participation de Marcel Roberfroid, professeur d’université émérite et chercheur toxicologue.

A suivre …

www.fermearcenciel.be

(1) NYELENI EUROPE 2011: FORUM EUROPÉEN POUR LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE, Krems, 21 Août 2011, La souverainete alimentaire en europe maintenant!

(2) RASIR Y. Qui veut la mort des produits fermiers ? Dans : Bioinfo, n°54, 15 octobre 2005, p.6
(3) PAQUOT T. Désobéir, dans Le Monde Diplomatique, janvier 2005.
(4)(5)  RASIR Y. Qui veut la mort des produits fermiers ? Dans : Bioinfo, n°54, 15 octobre 2005, p.7 et 17
(6) (7)O’BRIEN T. L’élevage industriel et la santé humaine. Dans : l’Ecologiste, édition française de The Ecologist, n°4, été 2001, pp 26-32 et 33
(8) ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE, Centre des médias : Salmonelles multirésistantes.
(9) (10) ROBERFROID M. Avis personnel d’un chercheur toxicologue qui porte un intérêt particulier aux aspects microbiologiques liés à l’alimentation. Oct 2011
(11) BOURGUIGNON C. et L. Le sol, la terre et les champs. Pour retrouver une agriculture saine. Paris : Editions Sang de la Terre, 2008, p.185
(12) (13) LANNOY P. Les nanotechnologies auront-elles notre peau ? Dans : l’Ecologiste, édition française de The Ecologist décembre-mars 2007, p. 6
(14) LE GOFF L. (Dr). Pesticides : 40 ans d’études. A quand une décision politique ? Dans : l’Ecologiste, édition française de The Ecologist, n°1, 2000, p.37
(15) LAROUSSE Paris : Librairie Larousse, 1989.
(16) DE BARTILLAT L., RETALLACK S. Stop. Paris: Editions du Seuil, 2003, p. 232
(17)  SÉNAT DE BELGIQUE : Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique : Questions et Réponses Bulletin 3-54 Session 2005-2006
(18) FONDATION CONTRE LE CANCER Environnement et cancers ; Tour d’horizon. Bruxelles : Fondation contre le cancer, 2010, p. 105 
(19) COLLECTIF STRATEGIES ALIMENTAIRES L’agriculture belge en évolution. Bruxelles, novembre 2008, p. 3
(20) JACCAUD T. Où va la Politique agricole commune ? Dans : l’Ecologiste, édition française de The Ecologist, n°26, été 2008, p.27 
(21) BOURGUIGNON C. et L. Le sol, la terre et les champs. Pour retrouver une agriculture saine. Paris : Editions Sang de la Terre, 2008, p.203
(22) DE SCHUTTER O. Les denrées agricoles, ce nouveau casino. Dans : La couleur de l’argent, publication de la banque Triodos n°117, automne 2011, p. 16
(23) BLAYLOCK (Dr) in GOUGET C. Additifs alimentaires Nouvelle édition 2009, Paris, Editions Chariot d’Or, 2008 p. 145